Plantes de bureau faciles à vivre : notre sélection

Plantes vertes en pot, zamioculcas et pothos, posées sur un meuble clair

Au bureau, une plante a une vie plus rude qu'à la maison. Lumière artificielle, chauffage poussé l'hiver, climatisation l'été, arrosages oubliés pendant les semaines chargées, locaux fermés pendant les vacances. Beaucoup de plantes n'y résistent pas. Quelques-unes, en revanche, s'en accommodent très bien. Voici celles que nous recommandons, et la façon de les installer.

D'abord, regarder la fenêtre

Avant de choisir une plante, observez l'endroit où elle vivra. La lumière fait échouer plus de plantes de bureau que l'arrosage. Un repère simple : si vous pouvez lire confortablement sans allumer, une plante tolérante pourra vivre là. Sous éclairage artificiel seul, seules les plus résistantes s'en sortent, et à condition que la lumière reste allumée une bonne partie de la journée.

Quelle plante selon la lumière disponible
EmplacementLumièrePlantes adaptées
Couloir, fond de pièce, loin des fenêtresFaibleZamioculcas, aspidistra, sansevieria
À deux ou trois mètres d'une fenêtreMoyenne, indirectePothos, kentia, philodendron, spathiphyllum
Près d'une fenêtre, sans soleil directViveMonstera, ficus elastica, kentia, sansevieria
Derrière une baie exposée au sudSoleil directCactées, succulentes, yucca, en surveillant la chaleur l'été

Une plante qui supporte peu de lumière vit aussi en lumière moyenne, souvent mieux. L'inverse n'est pas vrai : un ficus installé dans un couloir sombre perd ses feuilles une à une.

Sept plantes qui pardonnent beaucoup

  • Le zamioculcas : ses tiges charnues et ses racines épaisses stockent l'eau. Il supporte la pénombre et l'oubli ; son seul vrai ennemi est l'excès d'arrosage.
  • La sansevieria : feuilles dressées et graphiques, très peu d'entretien. Elle prend peu de place au sol et convient aux bureaux étroits.
  • Le pothos : des tiges retombantes, à poser en hauteur sur une étagère ou une armoire. Ses feuilles s'affaissent quand il a soif, ce qui rappelle d'arroser.
  • L'aspidistra : elle tolère l'ombre et les oublis, mais pousse lentement. Achetez-la directement à la taille voulue.
  • Le kentia : un palmier d'intérieur élégant, qui donne du volume à une salle d'accueil. Il aime une terre légèrement humide, sans eau stagnante dans la soucoupe.
  • Le ficus elastica : grandes feuilles brillantes et port droit. Il réclame une lumière vive ; essuyez ses feuilles de temps en temps pour qu'elles gardent leur éclat.
  • Le monstera : feuilles découpées et croissance rapide quand la lumière suit. Prévoyez de la place, il s'étale en largeur.

Une précaution : plusieurs de ces plantes, dont le pothos, le monstera, le zamioculcas et la sansevieria, sont considérées comme toxiques en cas d'ingestion. Rien d'inquiétant dans la plupart des bureaux, mais c'est à garder en tête si un chien vient au travail ou si des enfants passent. Le kentia et l'aspidistra sont réputés sans danger.

Arroser peu, et prévoir les absences

Au bureau, les plantes meurent plus souvent noyées qu'assoiffées. Chacun passe, voit la terre, ajoute un verre d'eau. Le bon réflexe : enfoncer un doigt dans la terre et n'arroser que si elle est sèche sur deux ou trois centimètres. Pour le zamioculcas et la sansevieria, on attend même qu'elle soit sèche presque jusqu'au fond, ce qui peut signifier un arrosage toutes les deux à quatre semaines, et encore moins en hiver.

Pour les congés, tout dépend de la durée :

  • Deux semaines ou moins : zamioculcas, sansevieria et aspidistra s'en passent sans difficulté. Arrosez les autres juste avant de partir.
  • Trois semaines ou plus : regroupez les plantes loin des fenêtres, posez-les sur des soucoupes de billes d'argile humides, ou équipez-les de pots à réserve d'eau.
  • Bureaux fermés en été : pensez à la chaleur. Une pièce close en plein soleil, sans climatisation, devient vite étouffante pour une plante.

Une plante à la mesure de l'espace

Sur un bureau individuel, choisissez un petit format : une sansevieria compacte, un jeune zamioculcas, un pothos sur le coin d'une étagère. La plante doit laisser la place à l'écran et aux dossiers, et ne pas finir renversée sur le clavier.

Dans un open space ou une salle d'accueil, un grand sujet d'un mètre à un mètre cinquante crée une présence : kentia, ficus elastica ou monstera. Vérifiez qu'il ne gêne ni un passage ni une issue de secours, que le pot repose sur une soucoupe pour protéger la moquette, et que quelqu'un pourra le déplacer : un grand bac rempli de terre humide pèse lourd. Pour séparer deux zones de travail, une rangée de sansevierias dans une jardinière longue forme un écran vert qui occupe très peu de surface au sol.

Et la promesse d'un air plus sain ?

On lit souvent que certaines plantes « dépolluent » l'air intérieur. L'idée vient d'expériences menées dans de petites enceintes fermées, très loin des conditions d'un vrai bureau. Les travaux plus récents vont plutôt dans l'autre sens : pour obtenir un effet mesurable dans une pièce ventilée, il faudrait un nombre de plantes irréaliste. Les plantes apportent du calme, de la couleur, un peu d'humidité aussi. Pour la qualité de l'air, aérer et entretenir la ventilation reste bien plus efficace.

Offrir une plante à un client ou à une équipe

Une plante fait un cadeau d'entreprise qui dure : pour l'inauguration de nouveaux locaux, l'arrivée d'un associé, la fin d'un gros projet, ou pour remercier un client fidèle. Elle reste dans les bureaux, à la vue de tous, bien après la disparition des chocolats. Choisissez une plante robuste, dans un cache-pot sobre, et ajoutez une carte avec deux lignes d'entretien : « Arroser quand la terre est sèche, lumière indirecte. » Côté message, restez simple : « Pour accompagner vos nouveaux locaux. Belle installation à toute l'équipe ! »

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Qui arrose ?

La question paraît anodine, et c'est pourtant elle qui décide du sort des plantes. Sans responsable, soit personne n'arrose, soit tout le monde arrose. Désignez une personne par étage ou par service, ou faites tourner la tâche chaque mois, avec un rappel dans l'agenda partagé. Une fois par mois, cette personne essuie les feuilles avec un chiffon humide, car la poussière freine la photosynthèse, et tourne chaque pot d'un quart de tour pour que la plante pousse droit. Pour un parc de plantes important, des sociétés spécialisées proposent des contrats d'entretien. Si vos bureaux sont en Côte-d'Or, notre page livraison de fleurs à Dijon présente les fleuristes partenaires du secteur, à qui vous pouvez aussi poser la question.

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